Télésiège débrayable à faible bilan carbone

Produire de la mobilité à faible bilan carbone, c'est possible

Trophées CIMES Durables 2026

L’assemblage du nouveau télésiège des Roches Blanches combine du matériel de seconde main (sièges, gare, pylônes...) à seulement 10% d’éléments neufs (câble, boulonnerie, couverture des gares...). Une technique qui permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre liés à la fabrication d’éléments en acier sans impacter la sécurité et la fiabilité de l'appareil.

Les éléments de seconde main ont seulement 10 ans alors qu'ils peuvent être utilisés une quarantaine d'années. Seulement 35 des 400 tonnes du nouvel appareil de Val Cenis ont été produites spécifiquement pour le chantier mené durant l’été 2024, pour une mise en service au mois de décembre. L’ancien télésiège des Roches Blanches, exploité durant 35 ans, a été démonté de manière à préserver le plus de pièces possible, amenées à être vendues pour réemploi. Ce cercle vertueux est complété par le recyclage quasi total des éléments ne pouvant pas être réutilisés. Le nouveau télésiège des Roches Blanches suit le tracé de l’appareil qu’il remplace pour limiter l’impact sur la faune et la flore. Les progrès techniques réalisés depuis la fin des années 1980 permettent par ailleurs de réduire le nombre de pylônes, qui passe de 21 à 12.
 

Dans quel contexte cette bonne pratique s'est-elle installée ? Quels étaient les objectifs poursuivis ?

Cette action est partie du besoin de remplacer un appareil construit en 1989. Le réemploi a été choisi car nous travaillons activement à réduire notre empreinte carbone sur tous nos projets (notamment dans le cadre de la démarche Flocon Vert).
 

Le développement du projet en détails

La reconstruction du télésiège des Roches Blanches fait partie de la première phase de l’ambitieux projet de modernisation des équipements porté par la SEM de Val Cenis. Le programme prévisionnel d’investissement est estimé à 25 millions d’euros que les bons résultats de la SEM de Val Cenis permettent d’absorber. Le fil conducteur des travaux engagés sur les remontées mécaniques est d’améliorer l’offre ski et de faciliter l’exploitation en mode « piétons », en été mais aussi en hiver, pour une offre de plus variée : VTT, randonnée pédestre, snake gliss, air board, etc. 


 

Quelles ont été les difficultés rencontrées ?

Cette approche est très technique et a demandé beaucoup d'anticipation et d'organisation (achat puis démontage de l'autre appareil, révision des pièces par le constructeur Poma, ...).
Le travail à fournir est bien plus conséquent que lors de l'achat d'un appareil neuf.

et après ?
Et après ?

Quel est votre retour d'expériences ?

Cette bonne pratique répond à tous nos objectifs initiaux et nous sommes très contents de sa réalisation. Nous travaillons déjà à reconduire la démarche pour le remplacement d'autres appareils vieillissants.