Se préparer avant de partir

Forme physique
BIEN SE PRÉPARER AVANT DE PARTIR

Chez vous, puis sur la neige, apprenez à préparer votre corps pour qu’il résiste à l’épreuve de la neige, plutôt que de lui faire subir le feu de l’action. Le ski, le nordique, le surf, toutes les glisses sont des sports, mais aussi des plaisirs à ne pas gâcher faute de préliminaires.

Pour qui et pour quoi ?
Les sports de glisse ne sont pas des pratiques
d’improvisation. Plus un organisme est entraîné à l’effort,
moins il se fatigue. Tous les muscles du corps sont sollicités,
jambes, bras, abdominaux, fessiers. Le cœur est mis à l’épreuve, les poumons tout autant.
Et même le cerveau dans notre capacité à apprécier les distances, à prévoir les obstacles, à réagir devant des situations inattendues. Être bien dans son corps, c’est être aussi mieux dans sa tête, et le contraire est vrai.

La panoplie du bon skieur se résume à des bras puissants, de la détente et de la résistance dans les cuisses, de la force abdominale (idéale pour la respiration), de la souplesse jusque dans les cervicales, de la mobilité du bassin ; et un mental à vouloir y aller et se dépasser !

Mais vous n’avez pas forcément l’âme d’un compétiteur et vous préférez vous contenter d’une pratique plus douce. Dans ce qui suit, piochez ce qui correspond à vos envies, sans vous forcer. Mais faites-en au moins un peu, juste…

… le minimum garanti
Inutile d’arriver en station surgonflé par des séances de musculation ! Votre premier indice de forme physique se mesure à votre capacité d’endurance à l’effort. Vous ne voudriez pas arriver au milieu de la première piste les muscles des cuisses tétanisés par l’effort ou souffrir de courbatures dès le deuxième jour ? Vous travaillerez donc votre entraînement progressivement, au moins un mois à l’avance, mais (presque) tous les jours : course à pied, marche et vélo entretiennent le minimum, mais c’est déjà un grand pas. Ne forcez jamais dans l’effort pour ne pas pousser les pulsations trop vite vers les 180. Un peu de souplesse et de tonicité s’acquièrent par des sautillements sur place, les genoux montent vers la poitrine, les talons vers les fesses, avec une flexion complète sur vos appuis tous les cinq sauts.

Montée en puissance
Les sauts d’avant en arrière ou de côté vous permettent d’avoir plus de tonicité et de précision dans vos déplacements. Étendu sur le dos, travaillez aussi vos abdominaux avec des mouvements de pédalage et des cercles, mais ne forcez pas sur les muscles dorsaux, très sollicités dans ces exercices s’ils sont mal réalisés. Assouplissez la colonne vertébrale en roulant doucement par terre pour que chaque vertèbre soit au contact du sol. Pour les bras, rien ne vaut les pompes, corps bien tendu. Vous travaillerez plus en puissance avec une barre d’appartement, puisque vous devrez porter le poids total de votre corps. Plus de puissance également pour les cuisses en vous plaçant debout, dos et tête contre un mur, bras ballants, les genoux pliés à 90° (comme si vous étiez assis sur une chaise imaginaire), sur des séquences de 15 à 60 secondes et en respirant profondément.

Du cœur à l’ouvrage
De la qualité de votre respiration, du rythme et de la régularité que vous lui donnerez dépendront aussi vos progrès. Soufflez et respirez en cadence, comme s’il y avait une musique imaginaire, en expirant sur l’effort (contrairement aux idées reçues et pour apprendre à éviter les efforts en apnée !), puis en inspirant sur la phase de relâchement. Ce sera d’autant plus important en altitude, pour une meilleure oxygénation des muscles. Prenez aussi soin de votre rythme cardiaque et, pour cela, rien ne vaut la progression dans les exercices. Surveillez votre pouls après un effort et votre rapidité à retrouver un rythme normal… sachant qu’il n’est pas idéal de se préoccuper de son entraînement juste une semaine avant de partir !

Quelques petits trucs
Au quotidien, n’hésitez pas à préférer les escaliers aux ascenseurs et autres escaliers mécaniques, chez vous, dans le métro, au bureau (sauf si vous travaillez au 45e étage d’une tour). Descendre très rapidement un escalier est excellent à la fois pour la synchronisation (prenez alors soin de bien descendre marche par marche) et pour les adducteurs. Monter sur la pointe des pieds marche par marche permet aux mollets de travailler ; monter de deux en deux (voire de trois en trois) est excellent pour la tonicité cardiaque et les cuisses. Marchez si vous en avez le temps, au lieu de prendre les transports en commun ou votre voiture…

Vous voilà sur les pistes…
C’est au petit matin, il fait froid, vos muscles sont ensommeillés, votre esprit tout autant. Réveillez-les avec des exercices d’échauffement simples : des moulinets avec les bras (posez vos bâtons pour éviter d’éborgner vos voisins), des flexions sur vos jambes, les genoux vers la poitrine mais skis aux pieds (attention encore aux voisins), assouplissement des cervicales, des poignets, du bassin, etc. Gonflez bien vos poumons en recrachant l’air jusqu’au bout. Et soyez heureux, même si le soleil n’est pas au rendez-vous. Une fois que vous serez sur les pistes, pensez à une chose : tomber n’est pas une honte ; mais tombez ' activement ' (sans vous laisser choir mollement), c’est-à-dire à la fois avec souplesse et tonicité. Cela peut contribuer à limiter la casse !

Au fait, avez-vous pris un petit déjeuner copieux ce matin ?